(Munka alatt, utolsó módosítás: 2025.03.06.)
Nr 66129
Brevet d’Invention 1.
sous garantie du Gouvernement
Le Ministre Secrétaire d’État au Département de l’Agriculture, du
Commerce et des Travaux Publics
Vu la loi du 5 juillet 1844
Vu le procčs-verbal du dressé le 7 février 1865, a 2 heures 40
minutes au Secrétariat général de la Préfecture du Département de
la Seine et constatant le dépôt fait par M d, Orszagh
d, une demande de Brevet d’invention de Quinzes années, pour des
perfectionnements dans la photographie
Arręt ce qui suit
Article premier
Il est délivré au M d’Orszagh (Antoine Auguste) représenté par le
M Bresson, ŕ Paris, rue de Malte 51
sans exament préalable, ŕ ses risque et péril, et sans garantie,
soit de la réalité, soit de la nouvauté ou du mérite de
l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la
description, un brevet de l’Invention de Quinze Années, qui ont
commencé ŕ courir le 7 février 1865, pour des perfectionnements
dans la photographie
Article deuxičme
le présent arrété qui constitue le brevet d ’Invention, est
délivré au M. d’Országh pour lui servir de titre
A cette arreté demeure joint un des double de la description
déposés ŕ l’appui de la demande, la conformité entre les pičces
descriptives ayant été dument établie Paris le 4 avril 1865
Pour le Ministre et par délégations
Le Directeur du Commerce intérieur
Demande d’ un Brevet d’Invention de 15 ans pour des
Perfectionnements dans la Photographie
Original
Mémoire descriptif des Perfectionnements apportés par M d’Orszagh
en photographie
Mon invention consiste ŕ transporter sur une plaques d’émail, de
porcelaine oud’opale, la couche de collodiun qui se trouve sur une
plaque de verre, ainsi que l’image qu’elle comporte, je pourrais
transporter de la męme maničre les images obtenue au charbon.
Enfin, au lieu de transporter la couche de collodion du verre sur
l’émail ou sur la porcelaine, je puis opérer directement sur
l’émail ou sur la porceline, c,est ŕ dire appliquer la collodion
sur l,émail ou porcelaine et y produire par la lumičre l’ épreuve
positive au moyen du cliché sur verre contenant la négative.
Voici, comment j’opčre pour transporter la couche de collodion du
verre sur l’émail ou porcelaine: je fais d’abord le cliché
ordinaire sur verre, c’est a dire l’épreuve négative, appliquant
alors une glace collodinée sur cette épreuve négative et
l’exposant ŕ la lumičre, j’optiens l’épreuve positive, jusque lŕ
tout c’est connu et pratiqué depuis longtemps, mais il s’agit de
transporter cette épreuve positive, non plus sur papier porcelaine
comme on la fait jusqu’ŕ jour, mais sur une plaque d’émail, de
porcelaine ou d’opale, A cette fin, j’applique sur l’épreuve
positive sous dite, une feuille de papier humide1 qui
doit ętre parfaitement en contact, aubout de quelques instants ce
papier s’en comperé de la couche de collodion qui était sur
la glace et des lors de l’image qu’elle portait, j’enlčve ce
papier avec soin et je l’applique sur l”émail ou porcelaine, il
faut encore que l’application soit complété, l’ai bien expulsé,
alors, ŕ la couche de collodion qui était sur le papier est
copiée par l’émail, on enlčve le papier avec précaution 2.3.4.5.6….;
on a alors une épreuve photographique tręs billante, trčs
transparente et infiniment supérieure ŕ celles qu’on obtient en
transportant de la męme manięre de la couche de collodion sur
papier de porcelaine.
Je fais donc ainsi des images et portraits sur émail, sans
vitrification, qui extrémement solides.
C, est donc, pour ce nouveau mode de transport d’une épreuve
photographique sur émail, que je demande un brevet
d’invention de 15 ans.
Paris le 6 février 1865
Antoine d’Országh photographe
Oldalt betoldások:
1. cette
2. fait sécher la plaque au feu puis on la
3. je pourrais aussi, comme je l’ai dit ci-dessous, faire la
premičre épreuve positive directement sur l’émail ou sur la
porcelaine, pour la plaques émaillées, j’entourrerais
leurs bords de cire ou autre corps, isolant le cuivre des réactifs
chimiques qu’on emploie.